Population et société
Démographie
Voici ci-dessous, l’évolution démographique de la ville d’Antony classée par date de recensement de 1793 à 2005.
Évolution démographique
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 223 | 1 100 | 1 028 | 1 170 | 1 182 | 1 336 | 1 360 | 1 347 | 1 328 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 359 | 1 650 | 1 753 | 1 497 | 1 525 | 1 620 | 1 872 | 1 967 | 2 533 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 3 068 | 3 477 | 4 490 | 7 549 | 12 468 | 17 645 | 19 780 | 21 233 | 24 512 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2005 | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 46 483 | 56 638 | 57 540 | 54 610 | 57 771 | 59 855 | 59 600 | - | - |
| Nbre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini et INSEE | ||||||||
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XX siècle sur la ville d’Antony classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville d’Antony, comparaison entre l’année 1999 et 1982 :
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Les habitants sont inégalement répartis suivant les quartiers. En 1999, la répartition était la suivante : Croix de Berny / La Fontaine : 4 689 habitants soit 7,8 %, Coulée verte : 6 948 habitants soit 11,6 %, Centre-ville / Hôtel de ville : 9 073 habitants soit 15,2 %, Centre-ville / Mounié : 11 278 habitants soit 18,8 %, Pajeaud : 5 160 habitants soit 8,6 %, Paul-Bert : 6048 habitants soit 10,1 % Noyer-Doré / Baconnets : 7 720 habitants soit 12,9 %, Rabats : 8 773 habitants soit 14,7 %, Zones industrielles : 160 habitants soit 0,3 %.
Les quartiers présentant un pourcentage important de population jeune, compris entre 0 et 19 ans, sont : Noyer-Doré / Baconnets (30,3 %), Coulée verte (25,9 %) et Rabats (25,5 %). Les 20 – 39 ans sont plus représentés dans les quartiers Hôtel de ville (44,5 %) et Pajeaud (37,4 %). Coulée verte (30,3 %) et Rabats (28,8 %) sont les quartiers où la population des 40 - 59 ans est la plus importante. En ce qui concerne les plus de 60 ans, ils sont plus présents dans les quartiers Paul-Bert et Croix de Berny.
Le nombre total de ménages antoniens est de . Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
Les Ménages
| Ménages de : | 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Antony | 30,2 % | 31,1 % | 16 % | 14,7 % | 5,4 % | 2,5 % |
| Moyenne Nationale | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
| Sources des données : INSEE | ||||||
La population d’Antony peut se caractériser ainsi : une stabilisation du nombre d’habitants, un vieillissement modéré de la population, un accroissement du nombre des petits ménages qui représentent les trois cinquièmes de la population antonienne, des familles nombreuses mieux représentées.
Enseignement
Antony est située dans l’académie de Versailles.
Établissements scolaires
Le nouveau lycée François Furet
La ville administre quinze écoles maternelles et treize écoles élémentaires communales, qui accueillent environ 5 300 élèves et dont les noms rappellent des quartiers (La Fontaine, Les Rabats, Noyer-Doré, Val-de-Bièvre) ou des hommes illustres (Paul Bert, Edmond Blanguernon, Ferdinand Buisson, André Chénier, Dunoyer de Segonzac, Jules Ferry, Anatole France, Jean Moulin, Adolphe Pajeaud, André Pasquier, Velpeau Jean Zay). Le département gère cinq collèges et deux lycées dont les noms rappellent des hommes illustres auxquels la ville a voulu rendre hommage. Le bâtiment du collège Anne Frank construit en 1978-1980, est une construction très originale, résultat de la « politique des modèles » : la municipalité ayant choisi l’un des modèles proposés par le ministère, et ayant ensuite demandé à deux architectes Jean Nouvel et Gilbert Lézenès d’adapter le modèle en fonction de leur inspiration créative et des contraintes du terrain. Le collège Descartes, lycée général et technologique de 1 300 élèves, propose les sections économique et sociale, scientifique, littéraire et science des techniques de gestion. Le collège François Furet a remplacé l’ancien collège Ferdinand-Buisson dans un nouveau bâtiment, inauguré le 7 février 2003 par Luc Ferry, ministre de l’Éducation nationale, et par Mona Ozouf, historienne, directeur de Recherche au CNRS.
L’Institution Sainte-Marie d’Antony
Les collèges Henri-Georges Adam et La Fontaine ont été construits à la fin des années 1960. Le lycée Descartes, lycée général et technologique, propose les sections économique et sociale, scientifique, littéraire et science des techniques de gestion. Situé dans un environnement agréable et calme, avec un parc, l’établissement accueille 1 200 élèves dont des étudiants en classes préparatoires aux Grandes Écoles et une section de Technicien Supérieur. Le lycée Théodore Monod est un lycée professionnel.
Antony compte également trois établissements privés : l’école juive Ozar Hatorah, l’école nouvelle d’Antony dont la pédagogie s’appuie sur les apports des méthodes actives de la pédagogie de projet et de la pédagogie institutionnelle, l’Institution Sainte-Marie d’Antony, établissement privé catholique sous contrat d’association avec l’État et sous tutelle marianiste qui - comptant 3 200 élèves depuis plusieurs années - en fait le plus grand établissement privé de France.
Vie universitaire
L’un des bâtiments de la résidence universitaire
Deux instituts universitaires de formation des maîtres sont implantés à Antony : l’IUFM Val-de-Bièvre et l’IUFM Léon-Jouhaux. Les domaines de formation de l’IUFM Val-de-Bièvre sont les formations générales et les spécialités pluridisciplinaires en sciences humaies et droit. De même, toutes les disciplines de PLP sont préparées sur le site de formation IUFM d’Antony Jouhaux. Par ailleurs, grâce à son département Hôtellerie-Restauration-Alimentation, ce dernier prépare aux concours et à l’enseignement des métiers de l’hôtellerie (production culinaire, hébergement, restauration, bar, sommellerie, commercial traiteur, boulangerie, patisserie…).
Antony est connue pour sa résidence universitaire Jean-Zay. Envisagée en 1945, c’est en 1952 qu’est décidée sa construction. Avec ses 2 500 chambres, elle représente l’un des plus grands ensembles de logements étudiants en Europe. Ouverte aux étudiants le 1 décembre 1955, elle offrait 1580 chambres individuelles (dont 1040 chambres pour garçons et 540 chambres pour filles), 490 appartements pour couples, de nombreux espaces communs (une bibliothèque, une salle de spectacle, un complexe sportif, des salles de travail). Les bâtiments s’étendaient sur 10 hectares entre le centre-ville et le parc de Sceaux. Dès l’origine, la résidence accueillit des étudiants du monde entier. Au plus fort de son activité, elle comptait 3 crèches, une école, une supérette, et 50 nationalités différentes. Les nouveaux bâtiments de la sous-préfecture ont été construits en 1989 en partie sur le terrain de la résidence, après la démolition de l’un de ses principaux bâtiments.
Manifestations culturelles et festivités
Outre les spectacles donnés au théâtre Firmin-Gémier, dans la grande salle Chénier de l’Institution Sainte-Marie notamment par l’Orchestre national d’ÃŽle-de-France qui y donne régulièrement des concerts, à l’auditorium du conservatoire, et les expositions temporaires, la ville organise de nombreuses manifestations.
Liste non exhaustive, classée par mois, des principales manifestations culturelles et des festivités de la ville d’Antony :
janvier : …
février : le Salon des antiquaires organisé depuis 1987
mars : les Rencontres internationales de la guitare organisées depuis 1993
avril : le semi-marathon d’Antony depuis 1989
mai : manifestations à l’occasion de la Journée de l’Europe le 9 mai, la ville étant très impliquée au sein de Mouvement européen dans l’organisation de cette journée au sein de toute l’Europe; en mai également Bulles dans la ville une journée festive dédiée à la BD depuis 2004 et le Village de la nature et du jardin
juin : le Festival Solstice depuis 2001. Tourné vers les arts du cirque et de la rue, le principe de ce festival est de transformer la ville en gigantesque théâtre.
juillet et août : le tournoi international de tennis handisport reçoit les meilleurs joueurs du monde, organisé chaque année depuis 1986
septembre : la foire aux vins et aux fromages depuis 1987. Cette foire dure 3 jours et rassemble 200 exposants, venus de toutes les régions de France qui présentent dans le quartier Saint-Saturnin, les richesses du terroir français : fromages et vins, mais aussi salaisons, foies gras et douceurs. Cet événement incontournable de la rentrée, animé par David Martin certaines années, reçoit plus de 100 000 visiteurs. Une semaine plus tard, la ville participe à la Journée du patrimoine et organise également le Carrousel de l’art, galerie à ciel ouvert où les Antoniens exposent leurs Å“uvres, de quelle que nature que ce soit.
octobre : le Forum des associations, la Fête de la science depuis 1997 et La Biennale présentant depuis 1999 les œuvres des artistes antoniens
novembre : le Festival Pace au jazz depuis 2005
décembre : …
Santé
L’entrée principale de l’hôpital d’Antony
Antony dispose aujourd’hui d’un hôpital très moderne car construit en 2002. Ce pôle de santé permet à Antony de proposer l’une des meilleures offres de soins de la région ÃŽle-de-France : la densité médicale y est remarquable, que ce soit en nombre de généralistes (2e, avec 1,52 médecin pour 1 000 habitants) ou de spécialistes (3e, avec 2,19 pour 1 000 habitants). Il réunit de très nombreux services sur une superficie de 30 000 m et offre une capacité de 386 lits, ce qui en fait le plus grand hôpital privé en ÃŽle-de-France, voire de France. Cet hôpital est né des fusions successives des cliniques de la région. Le 1er octobre 1956 s’ouvre la « Maison de Santé d’Antony », d’une capacité de 27 lits (1/3 en maternité et 2/3 en chirurgie générale). En 1987, elle fusionne avec la Clinique de Fresnes. Le 12 février 1992, son propriétaire achète la « Clinique de la Providence” à Antony. La maternité est alors transférée à la « Clinique Ambroise Paré » de Bourg-la-Reine. En 1996, la « Clinique de la Providence » absorbe la « Clinique des Meuniers » à Bagneux et la « Clinique du Parc » à Bourg-la-Reine, la Clinique devient l’Hôpital Privé d’Antony et dispose de 150 lits. C’est ensuite le regroupement avec la Clinique du Bois de Verrières à Antony, la Clinique des Hauts-de-Seine et la maternité des Vallées à Châtenay-Malabry. Tous ces établissements, une fois fusionnés, constituent l’Hôpital privé d’Antony. Ce nouvel hôpital a ouvert le 28 novembre 2002 et a été inauguré le 14 mai 2003 par Jean-François Mattéi, ministre de la Santé et Patrick Devedjian, ministre délégué aux libertés locales. Il emploie 740 salariés et 250 médecins libéraux de trente spécialités.
Antony dispose également d’un Établissement public de santé Erasme. Cet hôpital psychothérapique est bâti dans un parc de 5,5 hectares, il a ouvert ses portes le 17 mai 1982 dans des locaux neufs. C’est depuis 1993 qu’il regroupe vingt et une structures associées franciliennes. Cet établissement est spécialisé dans la prise en charge des troubles psychiques à tout âge de la vie. Il a pour vocation d’accueillir prioritairement les résidants du centre et du sud du département des Hauts-de-Seine. Les missions qui lui incombent sont variées : prévention, diagnostic, soins, enseignement, recherche. Il emploie six cents agents.
Outre ces deux hôpitaux, Antony accueille deux établissements d’éducation spécialisée : le Centre Élisabeth de La Panouse-Debré (rééducation motrice pour les très jeunes enfants handicapés physiques) et le Centre psychothérapeutique et pédagogique spécialisé pour les enfants présentant des troubles psychiques importants, ainsi que plusieurs établissements spécialisés dont le Centre de cure en alcoologie (alcool et tabac).
Sports
Le stade Georges Suant
La pratique du sport est une priorité depuis de longues années à Antony. Les très nombreuses associations sportives sont regroupées au sein du Conseil du sport antonien. On y pratique 40 disciplines dans 40 salles et stades dont les principaux sont le stade de la Croix-de-Berny, le stade municipal Georges-Suant (anciennement stade Salvador Allende), le parc Georges-Heller, le stade Velpeau, le centre sportif Lionel-Terray, le gymnase Pierre-de-Coubertin, le gymnase des Rabats, le gymnase La Fontaine, le centre André-Malraux, le clos Jacques-Cadet, le gymnase Anatole-France, le gymnase Pajeaud, 6 terrains de basket en accès libre en ville, les installations sportives dans le Parc de Sceaux, les salles et tennis de la Résidence Universitaire, le Poney Club, le boulodrome, le skate Park, les 3 piscines (Lionel-Terray, Iris, Grenouillère) et tous les équipements sportifs des établissements scolaires (collèges et lycées). Tous les ans en juillet, Antony organise au parc de Sceaux (La Grenouillère) le tournoi international de tennis handisport qui reçoit les meilleurs joueurs du monde.
L’US Métro
Le complexe sportif dit « stade de la croix de Berny », ou « Union sportive métropolitaine » : Gaston Vrolix, ingénieur en chef de la RATP, crée en 1928 l’Union sportive métropolitaine (actuelle USMT). Il construit un complexe sportif (Inventaire Base Mérimée : IA00121243) sur l’emplacement d’une partie de l’ancien champ de courses de la croix de Berny, dont il transforme les écuries en vestiaires. La première tranche est commencée en 1928, le long de la R.N. 186 ; elle comprend : terrains de football, de rugby, de hockey, de basket-ball, de tennis, piscine, jeux pour enfants, gymnase, tir. Vers 1932 est construite la deuxième tranche plus au nord : terrains de rugby et de tennis, stade d’athlétisme. La troisième tranche comprend un fronton de pelote basque, et un vélodrome bâti en 1938 par un architecte hollandais (réplique en béton, de la piste de bois de Vigorelli à Milan). Ce vélodrome devait être reconstruit pour accueillir les épreuves de cyclisme si la ville de Paris avait été choisie pour les Jeux Olympiques d’été de 1992.
Antony a vu passer le tour de France dans ses rues en juillet 1999 ainsi qu’en juillet 2007 et fut « ville-étape » au départ de la 20ème étape du tour en 2006 et .
Médias
Outre la version « papier » traditionnelle, la ville édite depuis octobre 2006 son magazine dans une version sonore (sous forme de CD) destinée aux Antoniens non-voyants ou mal-voyants.
Avec l’avènement de la Télévision numérique terrestre, de nouvelle chaînes de télévision locale vont très prochainement voir le jour au sein de la région ÃŽle-de-France. Le CSA a choisi les chaînes qui émettront sur la TNT-ÃŽle de France; il a sélectionné les projets Coté Seine, LTF du groupe NRJ et IDF 1 qui seront diffusés d’ici la fin de l’année 2008. Depuis, le 24 septembre 2007, la commune peut également grâce à la TNT recevoir, la chaîne du groupe France Télévisions, France Ô. Elle est disponible sur le canal 20 de la TNT ÃŽle-de-France. La commune d’Antony a mis en place un réseau WiFi, depuis octobre 2007. Les Antoniens peuvent ainsi se connecter gratuitement à des bornes internet, accessibles à tous, présentes sur trois espaces, à savoir dans le hall d’accueil de l’Hôtel de Ville, à la Bibliothèque et au Bureau Information Jeunesse, place Auguste Mounié.
Antony dispose d’un journal hebdomadaire Antony-Hebdo, journal de l’opposition municipale, dirigé par André Aubry, ancien maire PCF d’Antony. Ce journal est autorisé à publier des annonces judiciaires et légales dans l’arrondissement d’Antony.
Personnalités liées à la commune
Le sculpteur Richard Guino en 1912 dans son atelier à Antony.
Voici ci-dessous un aperçu des personnalités antoniennes les plus significatives ou ayant un attachement particulier à la ville :
François Molé (° 1734 - †1802) - Cet acteur de théâtre, sociétaire de la Comédie-Française, fut une vraie vedette de son temps. Il venait fréquemment à Antony se reposer des fatigues de la scène où il parut jusqu’à un âge avancé. Il a été inhumé dans sa propriété à Antony près du parc Heller.
Jean-Charles Persil (° 1785 - †1870) - Cet homme politique fut, entre autres, l’un des ministres du roi de France Louis-Philippe. Ce grand officier de la Légion d’honneur fut nommé, sur la fin de sa vie, Conseiller d’Etat. En tant qu’auteur, il publia plusieurs Å“uvres juridiques.
Alfred Velpeau (° 1795 - †1867) - Cet anatomiste et chirurgien français fut l’inventeur du bandage qui porte son nom, la « bande Velpeau ». Il acheta en 1860 une grande propriété à Antony où il résida.
Auguste Mounié (° 1876 - †1940) - Il fut un illustre homme politique français. Exerçant la profession de pharmacien, il fut maire d’Antony durant vingt huit années. Au niveau national, il obtint également le mandat de Sénateur du département de la Seine.
Auguste Champetier de Ribes (° 1882 - †1947) - Né à Antony, cet homme politique français fut député puis ministre sous la III République au sein de plusieurs gouvernements durant la seconde guerre mondiale, ainsi que président du Conseil de la République.
Richard Guino (° 1890 - †1973) - Il fut un grand sculpteur d’origine catalane. Il collabora avec de célèbres artistes de son temps tel que le peintre Auguste Renoir. Il s’installa, avec sa famille, dans un atelier à Antony. Le père de Pablo Picasso fut l’un de ses professeurs.
Flaminio Bertoni (° 1903 - †1964) - Habitant Antony, il fut un sculpteur et un designer automobile italien. Exerçant la majorité de sa carrière chez Citroën, Il est considéré comme étant le père de la Traction Avant, ainsi que de la 2CV, de la DS et de l’Ami 6.
Paul Arma (° 1904 - †1987) - De son véritable nom Imre Weisshaus il fut un compositeur français, d’origine hongroise. Il a écrit de nombreuses Å“uvres ainsi que des musiques de films. Il habitait Antony. Son nom a été donné à l’auditorium du nouveau conservatoire.
(° 1913 - †1993) - Après avoir été professeur de lettres, puis maire-adjoint, il fut maire d’Antony de 1955 jusqu’en 1977. Il s’est donné sans compter pour développer les infrastructures d’Antony durant la période où le nombre d’habitants est passé de 24 512 habitants en 1955 à 57 795 en 1975.
Georges Nomarski (° 1919 - †1997) - habitant Antony, renommé dans le milieu de l’optique, il contribua, en tant qu’inventeur du microscope à contraste interférentiel, à l’émergence de nouvelles connaissances dans la recherche.
(° 1929 - †2003) - Après avoir été longtemps maire-adjoint fut maire d’Antony de mai 2002 jusqu’à son décès en mars 2003. Il fut également président d’Antony-Sports pendant de longues années. Il s’est profondément dévoué aux affaires publiques d’Antony. Son nom a été donné à un parc de la ville.
Georges Chaulet (° 1931) - Cet écrivain français habite Antony. Il a écrit plus de cent cinquante romans pour la jeunesse dont la célèbre série Fantômette. Il est aussi scénariste notamment pour la série de bande dessinée Les 4 as.
Stéphane Sirkis (° 1959 - †1999) - Né à Antony, il fut le guitariste du groupe de musique Indochine. Il est le frère jumeau du chanteur de ce groupe. Il fut un compositeur ainsi qu’un co-présentateur d’une émission de télévision.
Nicolas Sirkis (° 1959) - Né à Antony, il est le co-fondateur du groupe de musique Indochine. Il en est le chanteur. Il est également guitariste, tout comme son frère jumeau Stéphane, guitariste mais aussi parolier du groupe.
Laurent Lafforgue (° 1966) - Il est un brillant mathématicien français. Né à Antony, il fut élève à l’école Jules-Ferry, puis au lycée Descartes. Il a été lauréat en 2002 de la très prestigieuse médaille Fields qui n’est autre que l’équivalent du prix Nobel en mathématiques.
Didier Drogba (° 1978) - Il est un footballeur ivoirien vedette évoluant actuellement dans le club anglais de Chelsea. Il passa une large partie de son enfance dans le quartier des Baconnets a Antony.
De nombreuses personnalités ont fréquenté Antony. On peut citer l’organiste et compositeur français Augustin Barié ou encore le romancier et essayiste français Léon Bloy qui y vécu durant jusqu’en 1893. Citons également le militaire François Louis Bouchu dont le nom figure sur l’arc de triomphe de l’Étoile.
La commune dispose d’une antenne de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.
Revenus de la population et fiscalité
Le revenu moyen par ménage antonien est de 24 915 € par an, ce qui est largement supérieur à la moyenne nationale de 15 027 € par an. Au niveau de la fiscalité, on dénombre 818 antoniens redevables de l’impôt sur la fortune (ISF). L’impôt moyen sur la fortune à Antony est de 3 857 €/an contre 5 683 €/an au niveau de la moyenne nationale. Le patrimoine moyen des redevables antoniens de l’ISF est estimé à environ 1 295 062 €/an.
Emploi
La commune d’Antony fait partie de la zone d’emploi de Boulogne‑Billancourt. La population active totale de la commune s’élève à 27 979. Le taux d’activité entre 20 et 59 ans est de 79 % sachant que la moyenne nationale est de 82,2 %. On dénombre 2 216 chômeurs. En 1999, Antony a un taux de chômage s’élevant à 7,9 %. Ce dernier étant bien plus faible que la moyenne nationale qui est aunt à elle de 12,9 %. Le pourcentage d’actifs est de 46,7 % contre 45,2 % au niveau national. Il y a 16,4 % de retraités, 29,3 % de jeunes scolarisés et enfin 7,5 % de personnes autres sans activité.
Répartition des emplois par domaine d’activité
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d’entreprise | Cadres, professions intellectuelles | Professions intermédiaires | Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Antony | 0 % | 4,2 % | 33 % | 26,1 % | 25,2 % | 11,5 % |
| Moyenne Nationale | 2,4 % | 6,4 % | 12,1 % | 22,1 % | 29,9 % | 27,1 % |
| Sources des données : INSEE | ||||||
La commune dispose d’une agance ANPE pour la recherche d’emploi.
Entreprises et Commerces
Les bureaux du parc de haute-technologie
Le nombre total d’établissements est d’environ 2 378 (en décembre 2004). Ce qui place Antony au 124 rang national. . On peut dénombrer principalement treize types d’établissements. Les établissements de l’industrie agricole et alimentaire représentent 1,3 % du nombre total d’entreprises avec un nombre de trente établissements, les industries des biens de consommation représentent 2,6 % avec soixante deux établissements, les industries automobiles comptent deux entreprises soit 0,1 %, les industries des biens d’équipement représentent une part de 1,8 % avec quarante trois entreprises. L’industrie des biens intermédiaires comporte quarante sept entreprises soit 2 %, l’énergie s’élève à 0 %, la construction avec ses cent soixante et onze entreprises représente 7,2 %, le commerce représente pas moins de 23,4 % du nombre total d’entreprises avec cinq cent cinquante sept établissements, le transport comprend quatre vingt sept établissements soit 3,7 %. Les activités immobilières totalisent soixante cinq entreprises soit 2,7 %, les services aux entreprises représentent 26 % avec six cent dix-neuf établissements, les services aux particuliers comprennent deux cent trente six entreprises soit 9,9 % et enfin pour ce qui touche au dernier type d’établissement à savoir l’éducation, la santé et l’action sociale on dénombre quatre cent cinquante-neuf entreprises soit 19,3 % du nombre d’établissements total.
Le pôle de haute-technologie, le long de l’A86
Les principaux pôles d’activités et de recherche présents sur la commune d’Antony :
Le Cemagref ou Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement (et originellement Centre national du machinisme agricole, du génie rural, des eaux et des forêts) créé à paris en 1944 s’installa à Antony en 1956. Depuis, de nombreux centres ont été créés en province. Le centre d’Antony est notamment spécialisé dans la qualité des eaux.
La société Sanofi-Aventis, à l’époque Saint-Gobain puis Rhône-Poulenc, créa à Antony en 1952 un centre de recherche consacré à la chimie. Ce centre fut créé sur un terrain de 6 ha, occupé par des cultures maraîchères, près de la Croix de Berny. Ce centre a été entièrement réaménagé de 1984 à 1988, sur les plans des architectes A. Chamussi et Alexandre Chemetoff.
L’Antonypole est un parc d’affaires constitué de l’ancienne zone industrielle, construite au sud de la ville dans les années 1970, et de l’ancien parc de haute technologie, construit dans les années 1980 autour de la nouvelle sous-préfecture. En 2008, ce parc d’affaires regroupe de grands établissements dans les secteurs de la santé, de la recherche, de l’électronique de précision, comme Dräger médical, Essilor, Siemens, Stallergènes, Taema, Vannier Photelec, … La priorité est donné aujourd’hui à l’installation d’entreprises à haute valeur ajoutée, souhaitant s’installer au sud de Paris.
Riche de diversités, vivant, coloré, le marché d’Antony a depuis longtemps acquis ses lettres de noblesse. Son origine remonte à François I qui, en 1545, instaura les foires hebdomadaires du jeudi à Antony. Depuis les jours et les lieux ont été modifiés, le marché s’est déplacé des trottoirs de la rue Mounié vers la place Firmin Gémier, pour s’installer en 1957 sur la place du centre-ville. C’est l’un des deux marchés les plus importants du sud parisien. La grande halle a été totalement reconstruite entre 2003 et 2006.