Urbanisme
Morphologie urbaine
Vue de la commune d’Antony en rouge sur la carte de la région d’Ile-de-France
Antony a révisé son Plan local d’urbanisme (PLU) en 2007 à partir des conclusions d’une enquête faite en 2004 auprès des habitants et dont les résultats ont fait l’objet d’un projet d’aménagement et de développement durable (PADD). Les grandes orientations du PLU sont un urbanisme équilibré, une économie dynamique, des équipements publics développés, un environnement préservé pour un cadre de vie de qualité, des déplacements améliorés. La ville bénéficie d’un cadre de vie qu’il convient de préserver : un patrimoine naturel riche, de nombreux espaces verts, un patrimoine bâti diversifié (de l’ancien en pierre de meulière, des maisons individuelles art nouveau, art déco et d’architecture contemporaine intéressantes), un cÅ“ur ancien bien mis en valeur, de nombreux alignements d’arbres et boisements.
Le PLU définit la sectorisation en 9 quartiers : Croix de Berny / La Fontaine, Coulée verte, Centre-ville / Hôtel de ville, Centre-ville / Mounié, Pajeaud, Paul-Bert, Noyer-Doré / Baconnets, Rabats, Zones industrielles. Antony compte 110 kilomètres de rues dont 80,6 sont des voies communales, 16,7 des voies départementales et nationales pour lesquelles la ville s’occupe de l’entretien des trottoirs et 13,1 sont des voies privées.
Logement
Le logement en ÃŽle-de-France est un problème difficile depuis très longtemps compte-tenu de la pénurie récurrente d’habitations. Les deux expériences de Castors qui se sont déroulées à Antony en 1953 et 1954 sont intéressantes. Le castor est réputé pour construire lui-même son habitat et y prêter une attention particulière. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, devant la pénurie de logements, des Français décident de construire eux-mêmes leurs maisons en s’associant au sein de sociétés anonymes coopératives. C’est ainsi que sont créées les sociétés « Le grillon de l’ÃŽle-de-France » et « Les castors de la Bièvre ». En 1953, la Compagnie des Compteurs de Montrouge, qui possède des jardins ouvriers à Antony, propose à ses employés de leur vendre ces terrains à un prix modique. Près de 150 pavillons vont ainsi être construits entre 1953 et 1957. Leurs propriétaires s’investissent complètement dans ces constructions, travaillant le week-end et après leur journée de travail. Le règlement était très strict : le repos n’était autorisé qu’un dimanche par mois et pendant seulement une semaine de congés payés. L’attribution des pavillons aux employés a été faite, par tirage au sort, une fois tous les pavillons construits. De nombreux pavillons sont encore habités par les « Castors » d’origine.
Anciennes maisons de vignerons en centre-ville
L’ensemble des logements d’Antony représente aujourd’hui un patrimoine diversifié : des pavillons anciens en pierre de meulière, des maisons individuelles art nouveau, art déco et d’architecture contemporaine intéressantes, un cÅ“ur ancien bien mis en valeur. Les immeubles construits dans les années 1960 sont en cours de rénovation, tandis que depuis quelques années de petits immeubles de qualité sont venus remplacer des pavillons anciens le long de la RN 20) afin de réaliser un front de qualité. Dans l’enquête de l’hebdomadaire Le Point sur les villes de France « où l’on vit le mieux », Antony est très bien classée dans la quasi-totalité des domaines étudiés avec, notamment, la première position pour le logement. En 1999, on dénombre un total, pour Antony, de 25 381 logements dont 23 342 résidences principales soit 92 % de l’ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 198 soit un pourcentage de 0,8 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 220 soit 0,9 %, le nombre de logements vacants s’élève à 1 621 soit 6,4 %. Sur l’ensemble de ces logements, on dénombre 8 604 logements individuels soit 33,9 % et 16 777 logements dans un immeuble collectif soit 66,1 %.
Le nombre moyen d’occupant par logement est en nette diminution : 3,24 en 1968, 2,65 en 1982 et 2,43 en 1999. Le nombre de ménages de une à deux personnes en augmentation entre 1982 et 1999 a une influence sur la consommation du parc de logements, notamment sur le desserrement. Ainsi, plus le nombre de ménages augmente, plus la commune a besoin de logements pour héberger un même nombre d’habitants.
Grands immeubles de la « Cité Blanche » d’Antony
Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 92 % de l’ensemble des logements antoniens, leur époque d’achèvement s’établit de la manière qui suit pour l’année 1999. Sur les 23 342 résidences, 3 359 datent d’avant 1949 soit une part de 14,4 % ; 12 718 datent d’une période comprise entre 1949 à 1974 soit 54,5 % ; 4 274 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 18,3 % et 2 991 datent de 1990 à nos jours soit 12,8 %. S’agissant du nombre de pièces de ces résidences, 2 049 en ont une soit 8,8 %, 3 564 en comptent deux soit 15,3 %, 6 424 en possèdent trois soit 27,5 % et 11 305 en possèdent quatre et plus soit une part de 48,4 %. Le confort de ces résidences principales n’est pas identique. En effet, 152 résidences n’ont pas de baignoire, ni douche soit 0,7 %, 23 028 ont un chauffage central soit près de 98,7 % des résidences, alors que 314 n’en ont pas soit 1,3 %, 15 407 bénéficient d’un garage ou d’un parking soit 66 %. Enfin, il est intéressant de signaler que 3 821 disposent de deux salles d’eau soit 16,4 % du total des résidences principales.
À Antony, le prix moyen de l’immobilier à la vente, pour l’année 2008, est d’environ 4 270 euros/m² et le prix moyen de l’immobilier à la vente est de 17,39 euros/m²/mois. Le secteur pavillonnaire couvre les 2/3 de la ville, avec un coefficient d’occupation des sols de 0,7. Antony cherche à respecter la règle des 20 % de logements sociaux. De nombreuses opérations de constructions de logements sociaux sont en cours. La ville met en priorité la rénovation du bâti le long de la RD920 (ex RN 20) en favorisant un front de qualité, l’urbanisation des espaces en déshérence, ce qui permettra de maintenir le nombre d’habitants malgré la tendance nationale à l’érosion du nombre d’habitants par famille.
Projets d’aménagements
Immeuble du quartier Noyer-Doré
Les deux principales opérations d’aménagement à Antony sont relatives au quartier de la Croix-de-Berny et au Noyer-Doré. Organisé par la loi n°2003-710 du 1 août 2003, le programme national de rénovation urbaine prévoit un effort national sans précédent de rénovation des quartiers en difficulté. C’est dans ce cadre que la quartier du Noyer-Doré, au sud d’Antony est en cours de rénovation. Le PLU prévoit par ailleurs deux nouveaux aménagements urbains : l’aménagement du quartier Bas-Graviers/Crocheteurs le long de l’A86, et à l’est de la ville, l’aménagement de terrains du Cemagref près du lycée Descartes.
Les travaux d’aménagement de la Croix-de-Berny ont commencé dans les années 1970 par la création de l’A86 puis sa couverture. De très importants travaux ont été entrepris pour étendre à 2 fois 2 voies le tunnel de l’A86, son extension à 2 fois 3 voies est envisagée. L’aménagement de la place elle-même a commencé dans les années 2000 par l’installation d’une fontaine de 20 mètres de diamètre. Les travaux de couverture de l’A86 se sont achevés début 2008.
Les travaux d’aménagement du quartier du Noyer-Doré, prévus sur une dizaine d’années, ont commencé en mars 2001 par la destruction de la barre d’immeubles, dite « Le grand L » construite dans les années 1960.