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Fiefs et censes


Tout le système féodal était basé sur un rapport de suzeraineté à vassalité, à l’origine, le plus fort apportant sa protection au plus faible. La propriété ne devenait qu’une mise à disposition de biens. Au décès du détenteur, le foncier était remis au suzerain, qui le transférait alors au héritiers du défunt moyennant un droit dit de mainmorte, ce qui n’interdisait pas une confiscation. L’usage des biens était soumis, outre les divers impôts, à une redevance soit en hommes d’armes pour les nobles, soit en nature (puis en argent) pour les roturiers. Encore fallait-il faire la différence entre les fiefs nobles et ceux tombés en roture.
Dépendant du monastère de Marquette au XII siècle, Helemes apparaît en 1174 dans le cartulaire de Loos. La première mention de la paroisse parait dans un acte de 1276 par lequel Michel d’Allennes vend à Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut « ung lieu et manoir … la terre de latre de hellemes et la masure dou prestrage de la paroce de hellemes furent prises et esclucies de le dite terre lequel lieu terres rentes et le disme dessus dite li dis mikiel tenait en fief de hellin sires de Chisoing ».
Hellin de Cysoing, seigneur de Cysoing, de Bourghelles, etc., ber de Flandre et avoué de l’abbaye du lieu, fils de Arnould et de Mathilde de Lille, était marié avec Alix de Diest, fille d’Arnould et d’Isabeau de Mortagne. Il descendait d’Étienne de Landas qui, ayant épousé l’héritière de Cysoing vers 1111, changea son nom pour celui de de Cysoing.
La famille de Landas est connue depuis le X siècle. Selon une certaine légende, les de Landas descendraient des marquis d’Este (ou Aste), en Italie. Famille très puissante, ses membres avaient le pas (priorité) sur le comte de Wavrin. Armes des de Landas : parti émanché d’argent et de gueules de dix pièces.

Fief d’Hellesmes


Fief vicomtier tenu de la seigneurie de Roubaix à 10 livres de relief à la mort de son possesseur consistant en 12 bonniers et demi de terres à labour sises sur la route de Lille à Tournai, en rentes sur des héritages s’étendant sur Hellemmes, Lille, La Madeleine et en deux hommages.

Maison d’Hellemmes


Dans un cartulaire de l’abbaye de Bourbourg de 1130, nous trouvons trace d’un Rogierus de Helemis, sans indication d’origine.
Une famille D’Hellemmes n’en est pas moins attestée dans un acte de 1136 par lequel Thierry, comte de Flandre, confirme diverses donations faites au profit de l’église Saint-Martin de Fives. Sont nommés :

Robert de Helesmes : une terre à une rasière
Eva de Helesmes : une prairie avec usage de l’eau
Anastase de Helesmes : une partie de pré
frères et sÅ“ur. Ce n’est que vers 1174 qu’un certain Robert de Helesmes, guerrier et chef temporel d’un petit monastère proche aurait fondé le village.
En 1290, est cité Hellin d’Hellesmes, sous-diacre, possesseur de la prébende de l’église Saint-Pierre de Lille. Le 14 juin de la même année, le pape Nicolas IV charge l’archidiacre de Hainaut (de Liège), maître Jean de Lille, et le chancelier de l’église de Tournai de faire recevoir comme chanoine maître Hellin de Hyelesmes en dépit de l’empêchement ex defectu natalium interdisant à ce chapitre d’admettre les bâtards au canonicat.
Le bénéficiaire avait vécu longtemps à la cour de Rome, ce qui lui avait valu diverses faveurs dont la dispense précitée. Un acte du 13 juin 1297 le présente comme faisant partie des chanoines qui ont soutenu le comte de Flandre contre le roi Philippe Le Bel. À son décès, survenu le 5 septembre 1297 ou 1298, sa maison canoniale fut vendue, le prix entrant dans l’acquisition de la dîme de Sequedin.
Le fait d’être cité dans le nécrologue et l’obituaire le présente comme un personnage de marque.
Un Symon de Hellemmes figure comme témoin en tant qu’homme de fief dans un acte du 8 septembre 1324 par lequel Walerans de Lussembourch fait don d’un bois à son écuyer.
Vers le XIV siècle, plus aucun membre de la famille D’Hellemmes n’est mentionné comme détenant un fief dans la commune. Nous trouvons cependant des porteurs du nom à Tournai, sans aucune preuve de lien de parenté, avec Jehan de Hielemmes (ou de Helames) décédé avant 1316, marié avant 1305 avec Maroie Copette, et dont la descendance est connue pendant plusieurs générations. Ainsi, un Hellemmes figure, en 1429, avec Jean Boinenffant, dépositaire de la ville de Tournai, à une joute ayant lieu à Lille.

Maison Artus


Artus portait d’or à trois couronnes de gueule posées en pal. Jacques Artus, fils de Jean, meurt le 6 décembre 1382 et est inhumé à Lille Saint-Étienne. Il avait épousé Agnès Rufin, dame d’Espaing, décédée le 4 janvier 1372, également inhumée à Lille Saint-Étienne. Le dénombrement du fief d’Espaing à Wambrechies, tenu de la Salle de Lille est servi le 12 février 1373.
Jean Artus, fils des précédents, époux de Jeanne Frémault, relève sa bourgeoisie en 1356. C’est peut-être le même personnage qui est roi de l’Épinette en 1380.
Robert Artus, mort avant 1405, fils des précédents, relève sa bourgeoisie de Lille en 1375. Il est anobli par lettres données à Paris en février 1391 moyennant finance taxée à 40 francs d’or. Il est cité comme gardorphène de la ville de Lille en 1384 (contrôles des maisons ayant des orphelins en tant que pensionnaires). Il figure également en tant que juge rentier de l’Abiette de Lille à Hellemmes. Un acte d’acquisition de terre passé le 4 novembre 1394 est revêtu de son sceau chargé d’un écu portant trois couronnes l’une sur l’autre accompagnées d’un fermail au canton dextre ; on peut y lire la légende « +scel. robiert. artut. » . De son mariage avec Willemine Thieulaine (laquelle se mariera en secondes noces avec Gilles, seigneur de Tourmignies), il eut un fils et une fille qui suivent.
Jean Artus, écuyer, seigneur d’Espaing, relève la bourgeoisie de Lille le 20 février 1406. Lors du dénombrement de la seigneurie de Roubaix servi le 18 janvier 1458 par Pierre de Roubaix, le fief d’Hellemmes est déclaré comme ayant appartenu à Jean d’Espaing (probablement Jean Artus, grand-père de Jean) et ne pas avoir été relevé au moment dudit rapport. C’est sans doute le même personnage qui est roi de l’Epinette en 1435. La plus grande partie de sa fortune fut perdue au service du roi Charles VII. Son mariage avec Marie Wettin restera sans postérité.
Catherine Artus, héritière de son frère, épouse en premières noces Jean Cottrel, seigneur d’Esplechin et échanson du roi de France, en secondes noces, Jean de Marquillies, seigneur d’Herbamez.

Maison de Noyelles


Adrien de Noyelles, fils de Philippe et de Isabeau de Luxembourg, recueille en 1561 les seigneuries de Croix, Flers, Hellemmes, etc. en 1665 celles de La Becquerie et de La Vigne à Linselles. Il était marié avec Françoise de Lille (une cadette de la maison Péronne-Lille, des châtelains de Lille) portant de gueule au chef d’or. Au-dessus du portail de l’église de Flers se trouvait une verrière avec les quartiers suivants :

Noyelles : Mailly
Luxembourg : Croix
Lille : Ghistelles
Ligne : Hallewyn
Avec l’inscription « Adrien de Noyelles, Chevalier, seigneur de Croix et Flers et dame Françoise de Lille, s’espeuse, ont donné pour l’honneur… » Adrien II de Noyelles, fils des précédents, chevalier, seigneur de Croix, Flers, Lisbourg, Hellemmes, gouverneur et souverain-bailli du château de La Motte au Bois, etc., avait épousé Anne de Gand-Vilain (laquelle portait de sable au chef d’argent). Il meurt le 12 septembre 1615 en transmettant ses seigneuries à son fils aîné qui suit.
Jacques de Noyelles, seigneur de Croix, Flers, Hellemmes, etc., vicomte de Nielle obtient en 1617 des archiducs Albert et Isabelle l’érection de sa terre de Croix en comté avec annexion de la seigneurie de Flers. Il fait foi et hommage pour son comté et 1620, en sert les rapport et dénombrement trois ans plus tard. En 1627, il obtient l’érection de sa terre de Lisbourg en marquisat. Il remplit les fonctions de commissaire ordinaire au renouvellement des magistrats du comté de Flandre, et de chef des finances aux Pays Bas. Il meurt le 9 décembre 1637, marié à Anne de Claerhout, baronne de Maldeghem, sans postérité.
Françoise de Noyelles, sÅ“ur du précédent, dame d’honneur de l’infante Isabelle, était unie à son parent au quatrième degré Florent de Noyelles, chevalier, comte de Maille, baron de Rossignol, gentilhomme de la chambre de l’archiduc Albert, capitaine d’une compagnie de lances, gouverneur d’Arras puis grand bailli du Hainaut. Ils eurent pour successeur leur fils aîné.

Maison de Noyelles-de Noyelles


Eugène de Noyelles, vicomte de Nielle, comte de Croix, marquis de Lisbourg, seigneur de Flers épousa Marie de Berghe-Saint-Winoc. Le comté de Croix est vendu en 1677, la seigneurie de Flers, détachée, est, quant à elle, vendue au sire de Kessel, seigneur de Gavelins.

Maison de Broide


Henri de Broide, fils de Pierre (écuyer, seigneur de Wallutle), écuyer, seigneur de Gondecourt, Beauffremez, Escobecques, La Sonnerie (à Flers), Hellemmes, bourgeois de Lille par achat du 20 octobre 1653, conseiller de la ville de Lille en 1694 est fait chevalier par lettres données à Saint-Germain-en-Laye en avril 1670. Il meurt à Lille avant 1733, ayant épousé à Lille Saint-Étienne Marie Jeanne Fauconnier, baptisée à Lille Saint-Étienne le 28 octobre 1638, fille de Guillaume et de Catherine Deconninck, inhumée dans l’église de Gondecourt le 9 septembre 1707. La fille d’Henri de Broide, Florence, héritière de Gondecourt, épouse Jérôme Alexis Robert seigneur de Choisys. Leur fils Robert, baron de Saint-Symphorien, seigneur de Gondecourt, fit défaut à l’assemblée de la noblesse appelée à élire des députés aux États Généraux en 1789.

Maison d’Haffrenghes


Une branche de la famille d’Haffrenghes, connue à Saint-Omer dès le XVI siècle, est venue se fixer à Lille où elle acquit une certaine notoriété.
Jacques Adrien d’Haffrenghes, né à Saint-Omer le 2 octobre 1655, seigneur de La Bricque (à Mentque-Nortbécourt), bourgeois de Lille par achat du 1 juillet 1678, licencié en droit, subdélégué de l’intendant de Flandre par lettres de provision reçues le 3 décembre 1704 pour une somme de 12 000 livres (lors de la suppression de l’office, par édit donné à Versailles en octobre 1713, Jacques Adrien d’Haffrenghes devait recevoir « 13 434 livres 15 sols plus les intérêts au denier vingt au prorata de ce qui en sera deub et echeu »), bailli de Roubaix de 1679 à 1688, conseiller du roi, premier pensionnaire des états de Lille est anobli par lettres données en décembre 1705. Il meurt à Lille Sainte-Catherine le 25 février 1723, ayant épousé Marie Catherine Cambier, née en 1636, morte le 17 juillet 1716 (inhumée à l’abbaye de Beaupré-sur-la-Lys) d’où :

Michel Pélagie (?-1723)
Marguerite Hippolyte (1681-1742)
Marie Thérèse (1684-morte en bas âge)
Cécile Isabelle (1686-1748)
Marie Joseph (1687-?)
Jacques Maximilien Bernard (1688-?)
Jacques Antoine Hippolyte (1690-1761)
Marie Thérèse (1691-1773)
Charles Maximilien Joseph, qui suit
Pierre Justin Placide (1694-1740)
Charles Maximilien Joseph d’Haffrenghes, baptisé à Lille Sainte-Catherine le 19 avril 1693, écuyer, bourgeois de Lille par relief le 16 juillet 1732, conseiller du roi, subdélégué de l’intendant de Flandre, conseiller pensionnaire des baillis hauts justiciers de la châtellenie de Lille devient seigneur d’Hellemmes par achat. Il meurt le 13 avril 1763, inhumé dans la chapelle de la Vierge à Lille La Madeleine. Il avait épousé par contrat passé le 12 septembre 1731 à Comines Suzanne Thérèse Joseph Becuwe, née en 1711, morte le 28 mars 1762 (inhumée à Lille La Madeleine), dame des Manoirs et de Tametz, d’où :

Philippine Isabelle Suzanne (1733-1789)
Charles Hippolyte Marie, qui suit
Catherine Lutgarde (1736-1737)
Thomas Henri Joseph (1737-1741)
Henriette Catherine Joseph (1740-1742)
Louise Amélie Joseph (1745-1762)
Charles Hippolyte Marie d’Haffrenghes, baptisé à Lille La Madeleine le 19 juin 1735, écuyer, bourgeois de Lille par relief le 14 décembre 1759, subdélégué de l’intendant de Flandre, marguillier de la paroisse de La Madeleine à Lille, nommé directeur du Vrai Mont de Piété à Lille le 29 mai 1773, inscrit au rôle des nobles par ordonnance du 10 novembre 1763, déjà seigneur d’Hellemmes, achète ce qui reste de ce fief. Il meurt à Lille La Madeleine le 24 septembre 1787, ayant épousé à Lille La Madeleine le 28 janvier 1759 Marie Catherine Florence van Zeller, baptisée à Lille La Madeleine le 27 octobre 1728, fille de Théodore (écuyer, seigneur de Oostove) et de Marie Catherine Cécile Wacrenier. De ce mariage, sont issus :

Un fils (1760-1760)
Marie Catherine Charlotte (1761-1769)
Maximilien Philippe Augustin, qui suit
François Joseph Marie (1764-?), écuyer, seigneur de Magny
Marie Jean Baptiste Hippolyte (1766-1807), écuyer, seigneur de Canteraine
Thomas Albert Marie (1768-1789), écuyer, seigneur de Tametz
Marie Anne Chrysoline Suzanne (1771-1775)
Maximilien Philippe Auguste d’Haffrenghes, baptisé à Lille La Madeleine le 12 octobre 1762, écuyer, seigneur d’Hellemmes. Il fait ses preuves de noblesse le 13 juillet 1785 en même temps que ses trois frères. Il prend part en 1789 à l’élection des députés aux États Généraux comme membre de la noblesse du bailliage de Lille (la liste indique : Marie Catherine Laurence Vauzelle — pour van Zeller —, le seigneur d’Hellemmes, son fils) en tant que commissaire. À ce titre, il prend part à la rédaction des cahiers de doléances. Vers mars 1787, il se retire à Ypres pour se consacrer au dessin et à l’art dramatique.

Fief d’Humeryse


Fief vicomtier tenu du comté d’Avelin à cent sous de relief consistant en un flégard sur la route de Tournai à l’église d’Hellemmes (partie de l’actuelle rue Faidherbe) et en rentes.

Maison de Le Cambre



Jacques de Le Cambre, bourgeois de Lille.
Jean de Le Cambre, fils du précédent, cité en 1621.

Maison d’Hangouart


Michel Hangouart, né à Aubers en 1621, fils de Barthélémi et de Marie de Pressy, écuyer, seigneur de Ransart, Plouich, Malfiance, Bas Aubers (ancien fief de Piettre à Esquelbecq), Les Mottes, Les Brulots, Pommereault, Antreuil, seigneur d’Elcourt suite au décès de son frère aîné, bourgeois de Lille par relief le 30 décembre 1641, grand bailly des états de Lille, Douai, Orchies, est créé chevalier par lettres données à Madrid le 10 mai 1640. Il achète la charge de bailli de Lille en 1640, devient député ordinaire des États de Lille, achète la seigneurie d’Avelin en 1660, puis celle de La Madeleine. Il attache son titre de baron à la terre d’Avelin érigée en comté. En 1639, il achète une maison face à l’hôpital Saint-Sauveur pour y installer les Collectines. Fondateur du couvent des Collectines à Lille, il y sera inhumé à son décès survenu le 19 mars 1690 (en 1699 selon Théodore Leuridan dans la statistique féodale du département du Nord, châtellenie de Lille, Lille 1873). De son union célébrée en 1642 avec Anne Marie de Preudhomme d’Haillies, baptisée à Lille Sainte-Catherine le 3 avril 1612, morte le 29 janvier 1682 (inhumée au couvent des Collectines), fille de Jean Baptiste et de Catherine de Croix, vicomtesse de Nieuport, sont issus :

Catherine Isabelle Robertine (1643-1646)
Marguerite Andrée (1646-1646)
Barthélémi François, qui suit
Michel Albert (1648-1649)
Marie Anne Antoinette Joseph (1651-1723)
Charles François Philippe Henri Ferdinand (1655-1656)
En 1668, pendant l’épidémie de peste (1667-1669), Michel Hangouart veut se battre avec le maréchal d’Humières, gouverneur de Lille, qui voulait obliger son épouse malade à se retirer au riez du Canteleu.
Barthélémi François Joseph Hangouart, baptisé à Lille La Madeleine le 30 septembre 1646, mort le 30 septembre 1710 (inhumé au couvent des Collectines), chevalier, baron d’Avelin, seigneur du Plouich, Seclin, Marcq, Antreuil, La Madeleine, Capelle, bourgeois de Lille par relief le 30 décembre 1670 est créé chevalier par lettres données à Versailles en juillet 1696. Grand bailli de la châtellenie de Lille, il est créé marquis d’Avelin (avec son fils Antoine Félix) en juin 1703. Le 14 mai 1709, il prête serment d’obéissance aux Hollandais entrés dans Lille sous le commandement du prince Eugène d’Holstein-Beck avec les trois autres hauts justiciers, dont Michel Hangouart, comte de Ligny. De son mariage célébré le 19 novembre 1670 à Lille Saint-Étienne avec Isabelle Françoise de La Vichte, baptisée en 1652, morte le 18 novembre 1707, dame de Baudimont, de La Motte (à Ascq), fille de Ignace et d’Antoinette de La Vichte sont issus :

Antoine (1671-?)
Marie Antoinette Marguerite Joseph (1673-1749)
Philippe François Joseph (1675-mort en bas âge)
Anne Françoise Isabelle (1677-1698)
Ignace François Joseph (1679-?)
Charles Philippe, qui suit
Antoine Félix (1682-1759), marquis d’Avelin, mort célibataire à Lille Saint-André (inhumé au couvent des Collectines)
Charles Philippe d’Hangouart, baptisé à Lille Saint-Étienne le 1 juillet 1680, chevalier, comte de Hangouart, marquis et comte d’Avelin, seigneur de Seclin, Marcq, La Madeleine, Antreuil, Attiches, La Mairie (à Gondecourt, tenue en justice vicomtière du chapitre saint Piat de Seclin), bourgeois de Lille par relief le 27 mai 1702, meurt à Lille La Madeleine le 19 novembre 1749. De son union célébrée le 2 mars 1701 avec Charlotte Marie Florence Snoy, baronne d’Oppuers, baptisée à Malines Saint-Jean le 26 novembre 1683, morte à Lille La Madeleine le 14 mars 1726, fille de Jean Jacques Antoine et de Marie Walburge de Steenhuys, sont issus :

un fils (1702-1702)
Marie Françoise Walburge (1704-1756)
Charles François Joseph (1705-1705)
Antoine François Joseph, qui suit
Guillaume Charles Joseph (1708-1708)
Marie Anne Alexandrine (1714-?)
Il se marie en secondes noces avec Marie Ghislain de Villers-au-Tertre, dame de Cuincy, veuve de Thomas Albert de Preud’homme d’Haillies, morte à Béthune Sainte-Croix le 5 octobre 1714 dont il ne semble pas avoir laissé de postérité.
Antoine François Joseph d’Hangouart, baptisé à Saint-Rombault le 21 août 1706, marquis d’Avelin, baron d’Oppuers, seigneur de Seclin, Marcq, Attiches, La Madeleine, Antreuil, puis de Bas Aubers et Pommereault (par succession de son oncle Antoine Félix), maire de Gondecourt, bourgeois de Lille par relief le 11 février 1738, meurt à Lille La Madeleine le 21 décembre 1775. De son mariage célébré à Gand Saint-Nicolas le 13 avril 1737 avec Marie Anne Françoise de Preud’homme d’Haillies née à Poucques le 31 décembre 1711, morte à Lille La Madeleine le 1 avril 1776, fille de Marc Antoine Albert et de Antoinette Alexandrine d’Ongnies, sont issus :

Alexandrine Charlotte Marie (1739-1827)
Marie Albertine Félix Colette (1740-1786)
Louis Joseph Hubert Colette (1741-1767)
une fille (1742-1742)
Marie Thérèse Antoinette (1744-1795)
François Augustin Anne Hubert Colette, qui suit
Charles Maximilien Jean Ghislain Barthélémi Colette (1750-?)
Joséphine Ferdinande Léon Colette (1754-?)
Louis Marie Antoinette Joseph (1755 -an X)
François Anne Augustin Hubert Colette, marquis d’Hangouart baptisé à Gand Saint-Jacques le 11 avril 1747, dernier comte d’Avelin, reçu chevalier de Malte de minorité le 3 décembre 1749, convoqué aux assemblées de nobles de Flandre par ordonnance du 12 novembre 1779 meurt à Avelin le 8 octobre 1825. De son mariage célébré à Tournai Saint-Nicolas du château le 14 juin 1773 avec Marie Adrienne Alardine Françoise de Franeau d’Hyon, née à Le Quesnoy en 1746, fille de Jacques Adrien Joseph et de Marie Joseph Placide Camille van der Burch est issu un fils mort-né à Lille Saint-Maurice le 17 décembre 1777. François d’Hangouart fait construire l’hôtel d’Avelin à Lille (ancien logement du recteur d’académie). Vivant mal la Révolution, il part pour la Belgique en 1790 ; quand il revient, il se trouve catalogué comme suspect. Le 27 août 1792, Sta, procureur syndic du district de Lille, se réjouit d’avoir découvert des meubles superbes dans des cachettes aménagées lors d’une perquisition dans l’hôtel d’Avelin. En janvier 1793, François d’Hangouart parvient à se réfugier en Allemagne. Au retour de son exil, le 12 août 1802, il est ruiné, sa sÅ“ur ayant en vain tenté de sauver ses biens. Aigri, il se refuse à admettre qu’une page de l’Histoire est tournée.

Fief du petit Wasquehal


Fief tenu de Wasquehal Paroisse à Wasquehal.

Ernoulet d’Aire en 1470.
Martin de Roubaix en 1587 après son père, par rachat.
Une vue générale des seigneurs du fief de Wasquehal Paroisse semble une bonne base pour une étude du Petit Wasquehal à Hellemmes. Jusqu’en 1415, Wasquehal Paroisse et Wasquehal la Marque étaient aux mains du même seigneur. De 1096 à 1268 existait une famille noble de Waskenhal jusqu’à ce que Jeanne, dernière dame de Wasquehal, épouse Wautier VI, fils du châtelain de Douai. Les deux fiefs passent de père en fils, à Gilles I (1304-1320), puis Gilles II (1320-1355), enfin à Jean. Ce dernier, ruiné par la guerre entre le roi de France et le comte de Flandre perd et son patrimoine et ses titres de noblesse (qui lui seront rendus vers 1365 par Charles V, roi de France).

Maison de Ghistelles


Wasquehal Paroisse et Wasquehal la Marque échoient à Isabeau de Rode, dame de Ingelmunster et du Breucq (Le fief du Breucq s’étendait sur Flers, Fives, Hellemmes et La Madeleine, la paierie du même nom en faisait partie. Plus de trois cents maisons, cabarets, hôtels composaient la paierie lors de sa vente à Jean de Roubaix en 1423). Par acte du 28 janvier 1398, alors veuve de Jean VI de Ghistelles, elle fait don de « 5 cens de prêt » à Houplines au profit d’un certain Jacques Poulle « pour plusieurs bons services et agréable qui a fait et encore fera ». Gérard de Ghistelles, fils de la précédente, seigneur de Wasquehal la Marque, Wasquehal Paroisse du Breucq, meurt à Azincourt (1415). Il avait épousé Isabelle de Moere. Ses fils reçoivent :

Wasquehal la Marque à Jean, seigneur du Breucq.
Wasquehal Paroisse à Guy I, dit le Vieux, grand bailli de Tenremonde, époux en premières noces de Marguerite de Oudenhove (morte en 1746), en secondes noces de Marguerite De VOS, héritière d’Axelles, dont, du second mariage :

Guy, qui suit
Jossine qui épouse en 1460 Pierre de Bergues-Saint-Winoc.
Guy II de Ghistelles, fils du précédent, seigneur d’Axelles du chef de sa mère meurt célibataire en 1476. Wasquehal Paroisse avait été vendu à son beau-frère Pierre de Bergues-Saint-Winoc qui avait épousé Jossine la même année.

Maison de Bergues Saint-Winoc


Catherine de Bergues, fille des précédents, dame de Wasquehal en 1470, épouse Robert de Ranchicourt, seigneur de Divion, Le Maisnil, Fournes, Hénin Liétard, Wasquehal Paroisse.
Wasquehal Paroisse passe ensuite par succession à la maison de Bournon-Ville, mais cette famille ne gère plus notre Petit Wasquehal que de très loin.

Fief d’Ennequin


Fief vicomtier tenu de la seigneurie de Dadizeele à La Madeleine à 10 livres de relief, comprenant 10 bonniers 7 cens d’héritage ainsi que des rentes sur 9 bonniers 909 verges et 3 maisons à Lille. Dans le cÅ“ur de l’église de 1517 se trouvait un vitrail offert par divers membres de la famille de Le Flye, seigneurs du lieu.

Maison de Le Flye



Michel de Le Flye, anobli en 1503.
Jean de Le Flye, cité en 1505, fils du précédent, anobli, seigneur d’Ennevelin et de La Vallée, se marie en secondes noces avec Jeanne Le Prévost.
Maximilien de Le Flye, fils des précédents, écuyer, marié avec Jeanne de La Cauchie.
En 1562 Jean de Le Flye est mort :sa veuve est soumise à l’emprunt forcé pour 30 florins.

Mathias de Le Flye, cité en 1564, fils des précédents, seigneur de Sapignie et d’Ennequin, se marie avec Catherine Dubois, sans postérité.
Mathias de Le Flye, neveu du précédent, cité comme seigneur d’Ennevelin et d’Ennequin en 1570, époux de Anne de Varennes.

Maison Bayart


Jean Dominique Bayart, écuyer, seigneur d’Ennequin, baptisé à Lille Saint-Étienne le 1 août 1561, fils de Bruno et de Marguerite Daudenarde (mariés le 27 janvier 1651), elle-même fille de Guillaume et de Michelle Desfontaines.

Maison de Flandres


Marie Jeanne de Flandres, dame d’Ennequin, fille de Simon et de Jeanne Desmazures (elle-même fille de Charles et de Jeanne van Thiennen), baptisée à Lille Saint-Étienne le 19 octobre 1663, morte à Lille Saint-André le 11 avril 1727. Elle avait épousé en premières noces le 28 janvier 1692 à Lille Saint-André Pierre François Joseph Platevoet (fils de François et de Jeanne Laignel) et en secondes noces Joseph Le Merchier.

Maison Hauchart


Claude Hauchart, procureur à Lille.

Fief Innommé


Fief vicomtier tenu de la seigneurie de Roubaix consistant en 12 bonniers de terre à labour sur le chemin de Lille à Tournai.

Famille Spriet



Jehan Spriet.
Jehan Spriet, fils du précédent, vivant à Hellemmes de 1564 à 1582, mort avant 1600, meunier.
Anthoine Spriet, fils du précédent, né à Hellemmes vers 1575, mort après 1637, meunier du seigneur de Roubaix, achète la bourgeoisie de Lille le 7 janvier 1600. Il se marie en premières noces, avant 1600, avec Pasque Crucq, en secondes noces vers 1617 avec Michelle Cornille (fille de Joseph et de Marguerite Lamotte), dont, issus du second mariage :
Jérôme, meunier, né à Roubaix le 25 mai 1620, meunier, marié avec Jacqueline Delerue.
Jean né à Roubaix le 6 octobre 1625, marié à Roubaix le 13 juin 1650 avec Agnès Delebecq, dont :

Jean, né à Roubaix en 1652, marié en secondes noces avec Jeanne Caucheteux.
Antoine Spriet vit à Roubaix de 1602 à 1642, sa seconde épouse, de 1618 à 1637.

Fief de La Hocque


Mention trouvée sur un plan établi juste après la Révolution indiquant « fief et chapelle de la Hocque mais la chapelle est attestée en 1738 ». La chapelle d’Elocques a été très longtemps cause de litige entre les paroisses de Hellemmes et Fives. Bien qu’un jugement soit intervenu en faveur de la second, la chapelle est restée hellemmoise. La tradition selon laquelle la chapelle aurait été construite pour un membre de la famille Dordin (Louis) revenu indemne des guerres d’Italie, en 1797, se trouve mise en défaut. Il s’agit d’une reprise d’existant, éventuellement d’une reconstruction. (voir au chapitre des curés, abbé Roussel).

Fief et cense d’Humières


Ce fief est nommé ainsi sur le même plan que cité ci dessus. Le bâtiment ainsi appelé semble avoir servi de cantonnement au marquis d’Humières lors de la campagne des Flandres par Louis XIV en 1668.

Cense d’Hellemmes


La cense d’Hellemmes comprenait la totalité des fonds de terres de l’abbaye des Dames de l’Abiette ainsi qu’un très grand bâtiment « au carré », typique de notre région agricole. Au XV siècle, les locaux semblent se situer entre les actuelles rues Fénelon, Delemazure, Abbé Six, Faidherbe. Deux siècles plus tard, victime de la vétusté, des guerres, des troubles religieux, le patrimoine immobilier est réduit au quart de sa surface initiale. Le nombre de censiers et de fermiers se multiplie. À la fin du XVII siècle, la cense principale est dite de l’Abiette.

Pierre de Le Cambre, fils de Guillaume, prend un bail le 30 mai 1489. Il comparait comme témoins lors de l’enquête fiscale de 1499.
Wallerand de Le Cambre, fils du précédent, né à Marcq-en-BarÅ“ul, mort en 1552, époux d’Antoinette Willan. Bourgeois de Lille par achat du 5 décembre 1505, il prend des baux, seul, les 21 janvier 1496, 7 mai 1504, 13 février 1514 et avec son fils Arnould le 6 septembre 1530.
Arnould de Le Cambre, fils des précédents, mort en janvier 1579, époux de Madeleine de Lobel, également morte en janvier 1579. Il prend un bail en 1570.
Georges Lambelin, né à Lesquin, fils de Gérard. Il achète la bourgeoisie de Lille le 5 février 1562. Il avait épousé Françoise de Le Cambre, fille de Jean (peut-être fils de Wallerand cité plus haut). Il prend des baux, seul, les 23 décembre 1586, 29 octobre 1597, et avec son fils Georges, le 12 mai 1605.
Georges Lambelin, fils des précédents, né à Hellemmes, épouse Barbe Damide. Il devient bourgeois de Lille par relief le 2 juillet 1599. Il prend la cense à bail, seul, le 3 juillet 1514.
Georges Lambelin, fils des précédents, épouse Jeanne Bouchery (fille de Jean). Il devient bourgeois de Lille par relief le 20 novembre 1626. Le 17 mars 1632, il signe un bail pour « une partie des terres de l’ancienne cense ».
Françoise Lambelin, fille des précédents se marie en premières noces avec Jean Leuridan (fils d’Adrien et de Marie du Saulchois), bourgeois de Lille par relief du 13 août 1630. Il prend à bail une partie des terres de la cense le 8 mars 1632. De ce mariage, elle retient un fils, qui suit.

Françoise Lambelin se marie en secondes noces avec Floris de Le Masure, morte avant 1676, (fils de Guillaume et de Pasque Corman, elle-même fille de Jean, d’Hellemmes) lequel signe un bail les 4 avril 1631, 15 mars 1647, et deux autres en 1653.


Jacques Delemazure né à Hellemmes le 4 novembre 1649, y meurt le 31 août 1671. Il épouse Catherine Hallée, née à Hellemmes le 6 novembre 1650, y meurt le 14 mai 1700, fille de Louis (lui-même fils de Louis) et de Barbe Deleplancq, d’où :

Charles Louis (ou Charles Floris), fermier (1679-?)
Nicolas Venant, qui suit.
Nicolas Venant Delemazure, fermier, né à Hellemmes le 22 mai 1687, y décédé le 9 mars 1739. Il épouse à Hellemmes le 25 novembre 1716 Marie Elisabeth Delobel, née à Hellemmes le 19 mai 1682, y décédée le 17 février 1759, fille de Josse et de Françoise Hallez, d’où

Michel Archange, qui suit
Anne Michelle (1720-?)
Marie Françoise Joseph (1723-?)
Charles François Joseph (1724-avant 1781)
Michel Archange Delemazure, laboureur, encore qualifié de censier des Dames de l’Abiette. Il se marie avec Marie Rose Deffontaines, fille de Jacques (censier de l’Abiette) et de Marguerite Le Mahieu.
Pierre Pollet, fils de Bernard, se marie avec Antoinette de Brabant, fille de Louis et de Barbe Frémault, veuve de Jean Boutillier. Il signe des baux les 13 mars 1651, 26 novembre 1659, 24 avril 1670 et 27 janvier 1678.
Anne Boutillier, fille de Jean et de Antoinette de Brabant, épousera Jean Desfontaines, censier de l’Abiette.

Cense de l’Abiette


Le cense de l’Abiette a été construite au XVII siècle à l’emplacement de l’ancienne cense d’Hellemmes mais d’une bien moindre importance bâtie.

Jean Deffontaines, fils de Jean et de Isabeau Pottier (laquelle épousera en secondes noces Pierre Pollet), sergent d’Hellemmes. Il épouse le 31 janvier 1669 Anne Boutillier, baptisée à Marquette le 7 avril 1647, morte à Hellemmes le 8 octobre 1697, fille de Jean et de Antoinette de Brabant (voir cense d’Hellemmes). Par contrat de mariage en date du 30 juillet 1695, Jean Deffontaines se remarie avec Marier Cornille, demeurant à Seclin, fille de Charles. Jean Deffontaines avait signé un bail le 18 novembre 1694.
Jacques Deffontaines, fils des précédents, meurt à Hellemmes le 30 octobre 1741, se marie à Annappes le 29 octobre 1704 avec Marie Marguerite Le Mahieu née à Annappes le 23 janvier 1677, morte à Hellemmes le 29 septembre 1742, fille de Robert et de Catherine Verdière. En 1697, Jacques Deffontaines figure comme lieutenant d’Hellemmes ; il signe des baux les 4 juillet 1713 et 17 juillet 1722.
Marie Rose Deffontaines, fille des précédents, née à Hellemmes le 5 avril 1714, y décédée le 25 décembre 1806, se marie le 30 octobre 1741 à Hellemmes avec Michel Archange Delemazure (voir cense d’Hellemmes).

Cense Saint-Antoine


Jean Baptiste Montagne, né à Fives, mort à Hellemmes le 19 décembre 1790 à l’âge de 63 ans, fils de François et de Marie Barbe Eléonore. Il est dit veuf lors de son mariage le 19 juillet 1754 à Hellemmes avec Marie Elisabeth Deledal, née à Wasquehal le 13 mars 1714, morte à Hellemmes le 14 août 1792, veuve en premières noces de Jacques Lescroart, fille de Jean Baptiste et de Jeanne Lemesre, dont, du second mariage :

Marie Anne Joseph (1756-?)
Alexandre Joseph, qui suit
Alexandre Joseph Montagne né à Hellemmes le 24 novembre 1758, marié à Fives le 9 février 1790 avec Marie Amélie Carpentier, née à Bachy le 24 avril 1756, fille de Jean Baptiste et de Marie Jeanne Havet. Alexandre meurt accidentellement en déchargeant son pistolet le 15 germinal an IV à Hellemmes. Il laisse trois enfants :

Louis Joseph (1791-?)
Cyriaque Joseph (1792-?)
Jean Baptiste Joseph (An II-?)

© Copyright auteur(s) de Wikipédia - Source : article Histoire d’Hellemmes sur Wikipédia - Cet article est sous licence GFDL

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