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Les édifices cultuels



L’église Saint-Denis


1517 est l’année généralement admise comme étant celle de la construction de la première véritable église d’Hellemmes. Il est possible de faire le rapprochement avec celles de Lezennes, dont le clocher est daté, Flers, Sainghin en Mélantois, etc.
Le sondage archéologique, dit de l’annexe Fénelon, effectué en juin et juillet 2001 nous renseigne bien mieux quant à l’évolution de cette construction. Cinq états successifs ont pu être dégagés, suivant les différents types de construction :

Type 1 : représenté par un mur orienté Est-Ouest de 16 cm d’épaisseur sur une longueur de 7 m, au droit du clocher, épaulé par un contrefort rectangulaire de 1 m × 1,25 m.
Type 2 : représenté par deux murs à angle droit épaulés par un contrefort oblique. Le mur Est-Ouest de 1,25 m sur 4 m de longueur avec un retour Nord-Sud. L’extension vers l’Est n’a pas pu être déterminée.
Type 3 : murs dessinant un quadrilatère d’environ 25 m². L’angle Sud-Ouest est épaulé par un contrefort de 1,50 × 1,50 m.
Type 4 : mur orienté Est-Ouest de 1m de largeur observé sur 7 m.
Type 5 : mur orienté Est-Ouest de 0,50 m de largeur sur 6 m de longueur. Ce mur prenait appui sur les fondations d’états antérieurs.
Cette première église était placée sous le vocable de Saint-Ghislain. Saint Ghislain, né à Athènes au début du VII siècle, mort en 686, avait été désigné par saint Amand, évêque de Maastricht, pour évangéliser le Hainaut. Il fonde le monastère de Celle, près de Mons, en Belgique, qui sera à l’origine de la ville de Saint-Ghislain. Les mamans se plaçaient sous la protection de ce saint qui protégeait des maladies infantiles et de l’épilepsie. Bien que souvent représenté en évêque, rien ne prouve qu’il ait reçu la consécration épiscopale.
Jusque dans les années 1960, le 9 octobre, un culte était rendu à ce saint. Une médaillette ovale en aluminium était distribuée à cette occasion, coutume reprise récemment. L’avers présente le saint de face, en habit épiscopal, en arrière plan, le monastère de Celle. Le tour porte l’inscription « saint Ghislain priez pour nous ». Au revers, se trouve sur quatre lignes l’inscription « saint Ghislain vénéré à Hellemmes-Lille ».
La nef de cette première église avait probablement une toiture en chaume. Seul le clocher subsiste dont la description faite par l’abbé Vermeersch a été publiée à maintes reprises dans le Petit Hellemmois, à l’origine, puis dans divers bulletins municipaux. Moins connue est celle, très précise d’Émile Théodore, conservateur général des musées du palais des Beaux-Arts. Ci-dessous, extraits du rapport présenté lors de la demande de classement en date du 18 novembre 1922 :

La tour de l’ancienne église d’Hellemmes est un des meilleurs spécimens de ces tours caractéristiques des églises de la Flandre Wallonne, élevées dans la deuxième moitié du XV siècle et dans le commencement du XVI siècle comme on le voit à Lille (église Sainte-Catherine), à Flers, à Sainghin en Mélantois et à Ronchin (Nord).


« Cette tour, de plan carré, construite entièrement en pierre blanche, d’un très bel appareil, est flanquée de deux massifs contreforts à chacun de ses angles. Placé autrefois à l’entrée de l’ancienne église, un portail carré surmonté d’un bel et grand arc brisé mouluré s’ouvre au bas de cette construction sous lequel est ménagé le passage principal de l’ancienne église dans l’axe de la nef de cette dernière. À la partie supérieure, sur chacune de ses faces, sont percées deux grandes baies en arc brisé, d’un bon tracé, garnies d’abat-son et que surmontent les archivoltes moulurées. À la hauteur de la plate-forme, d’où s’élance une flèche pyramidale en charpente ardoisée, règne un triple cordon de larges moulures, suivant un dispositif que l’on rencontre dans les beffrois du Nord de la France ; les angles de cette plate-forme sont agrémentés d’échauguettes posées sur les contreforts, leurs culs de lampe offrent au milieu des moulures des bandeaux de feuillages stylisés dans le goût du style gothique flamboyant. Des toitures pyramidales en charpente ardoisée recouvrant ces encorbellements. Sur l’un des côtés de la tour, une tourelle à pans coupés contient un escalier donnant accès aux deux étages inférieurs constitués chacun par un plancher de charpente.

Au-dessus du second étage est disposée la charpente du beffroi des cloches dont les poteaux corniers reposent sur les corbeaux se détachant des parements des murs intérieurs. L’ensemble de cette tour, dont la sobre et sage décoration est fournie par les lignes d’ombre et de lumière des moulures et où la sculpture n’intervient très discrètement que dans les frises de feuillages, des culs de lampe, des encorbellements, des parties hautes, pour rompre parfois la monotonie des moulures, donne l’impression d’une masse solide tout en conservant une silhouette élégant. »


À noter que la tourelle abritant l’escalier en colimaçon menant aux étages supérieurs est postérieure à l’érection du reste du clocher : les moellons ne sont pas liés à ceux de la tour. De plus, le plancher du premier étage est situé à un niveau inférieur à celui d’origine, alors que celui du second étage est inférieur. Mahieu Manteau, sayetteur à Lille, a consigné un certain nombre d’événements qui ont marqué son époque. À la date du 11 janvier 1557, il note : « Il fit un si grand vent, lequel abattit le pont de la porte Saint-Sauveur lequel était un pont de bois, et rua le clocher de l’hospital Gantois, et puis le clocher de l’église d’Hellemmes, et le clocher de Singhin Mélantois, et la justice de la porte des Malades, et plusieurs granges et beaucoup de maisons. » Dans la nuit du 9 août 1580, les hurlus, qui harcèlent les faubourgs de Lille, incendient la plupart des immeubles du village. Ces deux événements semblent bien remettre en question la véritable date de construction du clocher, encore une partie aurait-elle pu être réutilisée. Ce n’est qu’à partir de 1585 que le bâtiment commence à être réaménagé. En 1600, maître Nicolas Vilain célèbre la première messe dans l’église à peine réparée. Le chÅ“ur était orné (en 1601) d’une verrière comportant les armes de plusieurs membres de la famille de Le FLye, seigneurs d’Ennequin. En 1667, les français catholiques, succédant aux espagnols catholiques, furent reçus au moins dans l’indifférence. En 1713, succédant aux hollandais calvinistes, ils prendront figure de libérateurs. Les facilités qui avaient été accordées aux protestants furent la cause de l’hostilité de la population envers la puissance occupante. « Toute la contrée qui entoure Lille, Tournai et Saint Amand est ainsi empoisonnée par le venin calviniste » (Fénelon, Correspondance). Dans le cadre de l’Å“uvre anticléricale de la Révolution, l’église Saint-Ghislain est vendue par adjudication le 26 août 1799 au citoyen Dassonville de Lille pour un montant de 184 000 francs. L’acheteur put également acquérir les églises de Aubencheul-au-Bac, Hélesmes, Monceau-Saint-Vaast, Raucourt et Rumegies. Contrairement aux conditions de vente, ces églises ne furent pas détruites. En 1800, celle d’Hellemmes est rachetée par messieurs Delmer, fermier à Fives, et Monnet, fermier à Hellemmes, pour 30 000 francs chacun. En cela, ils auraient été aidés par le chapitre de Tournai pour rendre le bâtiment au culte. Le Monnet dont il est question est Pierre Joseph (1751-1834), oncle de Jean Baptiste qui sera maire d’Hellemmes de 1865 à 1870. Une première cloche baptisée Marie Louise est installée dans le clocher en 1812. Le parrain en est Jean Baptiste Corsin, ancien maire, et la marraine Marie Louise Condé. Quinze ans plus tard, Hellemmes ayant souffert des guerres napoléoniennes se voit attribuer deux nouvelles cloches, suite àla réparation du clocher (en 1824) :

Marie Catherine, parrain Pierre François Joseph Salembier, maire de Mons-en-Barœul, marraine, Marie Christine Meurisse, fermière à Mons-en-Barœul.
Émilie Pauline, parrain Isidore Ducatillon, ancien maire, marraine Émilie Pauline Joseph Bigot, propriétaire à Lille, épouse de Philippe Joseph Brianciaux. Elle est présidente de la Société de charité maternelle et présidente des salles d’asile de Lille.
Sous l’Ancien Régime, les cloches symbolisaient si bien la communauté que parfois on leur infligeait des châtiments : en 1737, un intendant du Bourbonnais fait descendre les cloches d’une église locale, et la fait fouetter par la main du bourreau pour punir les habitants qui avaient pris parti pour des faux-sauniers. Lorsque Pierre Vanacker arrive à la cure de Saint-Denis, l’église tombe presque en ruines. Il financera presque totalement les réparations de ses propres fonds, en dépit de tous les petits différents qu’il aura avec la municipalité, représentée par son maire, Jean Baptiste Ghesquières. Ainsi, il aura de vives remontrances pour avoir changé un châssis de l’église sans autorisation préalable, mais après les travaux terminés ; le supplément de traitement qu’il recevait, soit 100 francs par an, lui sera supprimé de 1881 à 1883. Le Conseil de fabrique demande la création d’un vicariat assorti d’une allocation de 200 francs pour le titulaire, alors que le curé ne réclame aucun sacrifice de la part de la commune en ce qui le concerne ; le conseil municipal émet un avis défavorable, précisant « qu’il n’entend s’engager à aucune dépense à ce sujet ni dans le présent, ni dans l’avenir » (délibération du 10 avril 1883). Cependant, le vicariat établi à Hellemmes est maintenu, ainsi que l’allocation de 450 francs (délibération du 21 novembre 1884). Peu enclin à la rancÅ“ur, notre curé léguera une somme de 50 000 francs à la ville (le cinquième sera reversé de droit à la commission du Bureau de bienfaisance). Pour régler les frais de succession s’élevant à 4 500 francs, un titre de rente à 3 % sera émis. Le 12 février 1903, à 2 heures du matin, lors d’une tentative de cambriolage un incendie se déclare dans la sacristie qui est complètement détruite avec tout ce qu’elle contient dont 155 années d’archives. Le montant de l’assurance, soit 5 835,73 francs, permet une remise en état du local, la commune ayant accepté de couvrir les frais de l’architecte Hannotin, de Lille. Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands réquisitionnent les métaux non ferreux : le 1 mars 1917, entre 7 et 14 heures, les tuyaux de l’orgue sont arrachés, les cloches jetées en bas du clocher. Grâce à la générosité des paroissiens, trois nouvelles cloches sont baptisées le 6 août 1922 à 15 heures.

La « Cloche de la Paroisse » baptisée Denis Ghislaine Marie Louise François Georgette porte, entre autres, l’inscription « Dieu veuille bénir tous les paroissiens de Saint-Denis dans leurs affaires temporelles et spirituelles ». Elle sonne le fa et pèse 1050 kg.
La « Cloche de France » baptisée Jeanne Marguerite Marie Georges Auguste Pauline Léon François Pierre et Paul Marie Anna porte l’inscription « Je sonne la France… et j’invite à prier Dieu pour qu’il daigne accorder la Paix dans l’Union Sacrée. Plaise à Dieu que ma voix se fasse entendre longtemps et que mes appels soient entendus ! ». Elle sonne le sol et pèse 730 kg.
La « Cloche du Travail » baptisée Marie Joséphine Cécile Blanche Léon Charlemagne Paul Julien Georges, porte l’inscription « J’invite tous les travailleurs à se ranger sous l’étendard de Notre Seigneur Jésus-Christ. Fasse Dieu que les patrons et les ouvriers s’unissent dans la justice et la charité ! ». Elle sonne le la et pèse 520 kg.
En janvier 1975, le bras d’une des statues du fronton de l’église se détache. Par mesure de sécurité, les autres ornements sont démontés par les pompiers, soit une croix et six statues (2,5 mètres de haut, 300 kg de pierre de Lezennes) parmi lesquelles on reconnaît une Vierge, un saint Denis, un saint Joseph, un saint Ghislain, les autres n’étant plus identifiables. Le clocher a été inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts en date du 11 février 1929.

Les grandes orgues


L’orgue portant la signature des frères Damiens, facteurs d’orgues à Gaillon (Eure), dans les sommiers de l’instrument, a été construit en deux fois : en 1875 pour sa partie centrale et en 1877 pour l’adjonction des cinq jeux de pédales, époque à laquelle les claviers, qui sortaient de l’instrument, sont installés dans un meuble séparé afin que l’organiste soit face à l’autel.

En 1922, Joseph Hentges, maire d’Hellemmes, fait appel à Jean Talon, facteur d’orgues à Lambres-lez-Douai qui remplace les tuyaux en zinc pour une somme de 3 500 francs prise sur les dommages de guerre (ceux d’origine étaient en étain, mais ont été enlevés par les Allemands en 1917, abîmant du même coup le sommier de l’instrument). Une avance de 3 000 francs avait été accordée l’année précédente à la municipalité par le service des dommages de guerre.
En 1936, l’air est produit par un moteur financé par une souscription paroissiale de 7 000 francs. Il semblerait que les travaux (la réparation s’élève à 7 400,00 francs) aient été effectués par la maison Sequies.
En 1975, l’orgue rend l’âme. Le 5 avril, la commission diocésaine des orgues de Lille, représentée par Philippe Lefebvre, en fait une expertise suite à la demande de l’abbé Dequae. Le curé est invité à lancer un appel d’offres. Le 16 juin, un projet de restauration en quatre tranches établi par M. Loridan est soumis à la commission des orgues. Le 26 septembre, cette commission retient le projet de relevage de l’instrument et le projet d’alimentation, le tout pour un montant de 22 500,00 francs. La paroisse opte pour un orgue électronique.
En 1985, l’orgue, en ruine, est peu à peu remis en service. M. Pascal, facteur d’orgues à Lille, restaure les cinq jeux du grand orgue. Claude Grard refait l’installation électrique.
En 1986, remise en fonctionnement des cinq jeux du récit. Réfection et protection supérieure de l’orgue par la société Gommenne Frères d’Hellemmes.
En 1988, remise en état de fonctionnement du pédalier en tirasse.
En 1989, remise en fonctionnement des six derniers jeux du grand orgue.
En 1990, remise en fonctionnement des cinq jeux du pédalier.
Le 21 novembre 1990, l’orgue est classé parmi les monuments historiques. La paroisse est arrivée au bout de la part de la restauration qu’elle s’était fixée pour un coût total de 120 866,66 francs.
En 1996, l’entreprise Michel Garnier, d’Acquin-Westbécourt (Pas-de-Calais) est désignée pour continuer la restauration pour un montant de 908 522,00 francs. L’ordre de service est établi le 1 février 1998 pour un délai d’exécution de dix-huit mois. M. Garnier cesse ses activité en raison d’un dépôt de bilan. Jean-Pascal Villard, facteur d’orgue à Thénezay (Saône-et-Loire), est désigné par l’État pour achever la restauration. Le coût de la restauration totale, pour la commune, s’élève ainsi à 1 208 522,00 francs.

Composition du Grand Orgue
Grand Orgue 54 notes
Bourdon 16 Bourdon 8
Flûte 8 Montre 8
Viole de gambe 8 Prestant 4
Doublette 2 Plein-jeu 3 rangs
Clairon 4 Trompette 8
Bombatrde 16
Pédale 25 notes
Bourdon 16 Flûte 8
Clairon 4 Trompette 8
Bombarde 16
Récit 42 notes
Bourdon 8 Salicional 8
Flûte harmonique 4 Flageolet 2
Voix céleste Voix humaine 8
Cor anglais 8 Hautbois 8
Accouplements (Effets accessoires)
Tirasse Grand Orgue Tirasse Récit
Appel Grands Jeux Suppression Grands Jeux
Accouplements I/II Trémolo


(Le chiffre donne, en pieds, la hauteur du plus grand tuyau du jeu.)
Les tuyaux sont en bois pour certaines basses (bourdon 16) ou en étain comme la majorité des tuyaux. Certains ont une forme conique, les jeux d’anches qui s’accordent par des razettes. Il y a deux claviers manuels et un de pédale ; c’est ainsi que le Grand Orgue a 678 tuyaux, le récit 336 et la pédale 135. C’est un total de 1149 tuyaux que l’organiste peut commander à partir de la console. En 2000, M. Vilard, facteur d’orgues, est chargé d’une nouvelle restauration. L’inauguration des orgues enfin remises en état a lieu le 7 décembre 2001. Un concert est donné par Philippe Lefebvre, directeur du conservoire national de la région, titulaire des orgues de Notre-Dame de Paris.

Le presbytère


D’après certain plan figuratif, la maison pastorale était située vers 1665-1709 approximativement aux actuels 52 à 56, rue Faidherbe, en retrait de l’alignement actuel.
Avant 1857, la maison pastorale était une propriété qu’une dame veuve Rouze louait à la commune. En cette année, elle décide de ne pas renouveler le bail. La municipalité décide alors d’en construire un nouveau suivant plans de l’architecte Marteau (il deviendra le presbytère de la paroisse Notre-Dame de Lourdes).
Le coût du nouvel immeuble se décompose comme suit :

Subvention impériale : 3 000 F
Don Abbé Vanacker : 2 000 F
Emprunt : 3 000 F
Total : 8 000 F
Dépense selon devis : 7 815,93 F
La propriété, située au 1, rue de l’Abbé-Six, s’est constituée sur deux propriétés plus importantes. La première par apport de Jean Baptiste Debacque aux termes de l’acte constitutif de la Société civile des immeubles d’Hellemmes-Lille le 14 mars 1890 (Maître Desmazières à Lille), le reste par acquisition de cette même société le 11 janvier 1924 de Mademoiselle Élise Samain (Maître Pourbaix à Ronchin).
La société fut dissoute et ses bien dévolus le 20 décembre 1977 (Maître Fontaine à Lille) à l’Association financière de Lille et de sa banlieue et à l’Association de gestion immobilière du diocèse de Lille (qui reçut la propriété sus mentionnée).
Le 16 mars 1981, la bâtisse est cédée à la ville de Lille pour être abattue (Maîtres Fontaine et Fanyau à Lille).

Le cimetière


À l’origine situé autour de l’église, il a été transféré à l’emplacement actuel en 1866.

Les curés



1357-1390 : Pierre Dormelli
1390-1395 : Michel de Hubiers
1485 : Enguerran Le Fèvre

Jacquemart Crespel est le premier clerc paroissial connu ; il figure parmi les comparants lors de l’enquête fiscale de 1491. Le clerc assiste le curé : il est maître sonneur, il chante aux offices, parfois maître d’école, il doit apprendre à lire et à écrire aux enfants, leur enseigner le catéchisme.


1595-1601 : Antoine Peze
1601-1604 : Pierre de Hanne
1604 : Pachard Legrand

Il s’agit peut-être de ce que l’on appellerait maintenant un vicaire, éventuellement le curé d’une autre paroisse effectuant un intérim.


1604-1606 : Jean de Willy
1606-1608 : Jean Arbant
1608-1610 : Jean de Trie
1610-1621 : Jean de Salon
1621-1623 : Anselme Philippe
1623-1627 : Guillaume Carlier
1627-1642 : Michel Colombier
1642-1653 : Jacque Creteau

Probablement né à Tournai (Belgique), fils de Philippe, peintre héraldique, généalogiste et roi d’armes et de Madeleine Hoyer. La famille portait comme armes : de sable au chevron d’argent, accompagné de trois merlettes du même. Cimier : une merlette d’argent entre un demi vol d’argent et un demi vol de sable. Devise : Fortune le Crest.


1653-1709 : Anselme Bocquart

Les archives départementales du Nord conservent les registres paroissiaux d’Hellemmes pour la période 1694-1716. D’après l’écriture, il semblerait que ce prêtre soit devenu presque aveugle vers la fin de son ministère.
Le 11 mai 1694, Olivier Six établit un « plan figuratif fait à la réquisition des Dames de l’Abbiette en Lille pour un différent entre les dites Dames & Monsieur… pasteur de Hellemmes iceluy veu avoir droit de passer sur la maison et héritage appartenant aux dites Dames à cause de leur cense audit Hellemmes faisant partie du fief & Srie du susdit Hellemmes occupé par Guillaume Liénard » (ADN Lille 183)


1709-1724 : Nicolas Antoine Cornillot
1724-1727 : Charles François Jacquart
1727-1751 : Josse de Monchy

Il meurt à Hellemmes le 19 juin 1751 ; son acte de sépulture est rédigé par Jean Baptiste du Hamel, curé de Lesquin. Chasserel des rentes de Jacques Augustin Imbert, seigneur de Chéreng : (à un certain Desmons) fermier à Gruson, 5 cents de terre à Genech venant de Josse de Monchy, fils de Gabriel, pasteur d’Hellemmes. En 1738, le clerc paroissial est Simon Samain.
1742-1752 : Charles Desmarest
Le début d’un acte paroissial du 12 mai 1742 est rédigé comme suit : « Je soussigné prêtre curé de cette paroisse déclare d’avoir député jour et an que dessus le sieur Charles Desmarest, prêtre… »


1751-1753 : Pierre Joseph Le Rouge

Et non pas Le Haire comme l’abbé Vermeersch l’a transcrit par erreur, erreur reprise dans les diverses copies ultérieures.


1753 : Grégoire Dujardin et François Ladislas Lequeux

Prêtres récollets commissionnés par P.C. Petit, desserviteur.


1753-1764 : Jean Dominique Le Maître

signe son premier acte le 25 mai 1754. Il meurt à Hellemmes le 24 avril 1764.


1763 : Jean Baptiste Prevost et François Philibert

Commissionnés par P.C. Petit, desserviteur, le second, prêtre récollet de la maison de Lille.


1764-1765 : Jacques Mathon

Desserviteur député en mars 1765. Il meurt à Hellemmes le 8 juillet 1765.


1765: Jacques Crepy

Député par le desserviteur.


1765-1791 : Hubert François Martin

Il meurt le 17 mars 1791 à Hellemmes, âgé de 72 ans, inhumé le 19 en présence de Jean Ignace Joseph et Pierre Joseph Martin, ses frères. Le registre de 1791 « est représenté le 18 mars 1791 à cause de la mort de maître Martin vivant prêtre curé de cette paroisse arrivée le 17 du meme mois que nous juge président du tribunal du district de Lille avons signé et paraphé suivant l’ordonnance. Lambelin président ». Jusqu’en 1789, mais depuis une date indéterminée, le clerc paroissial est Louis François Joseph Samain.


1791-1848 : Joseph Marie Duthoit

Né le 26 décembre 1736 à Wattrelos, commune où il a été vicaire avant sa nomination à Hellemmes, mort à Hellemmes le 18 octobre 1848. Religieux de l’ordre de saint Augustin. Curé d’Hellemmes le 25 septembre 1791, élu curé constitutionnel le 5 octobre de la même année. En application du décret du 28 août 1790 obligeant le clergé à prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et ordonnant la disposition des anciens fiefs seigneuriaux et des fonds rattachés à l’autorité religieuse, J.J. Marie Duthoit renouvelle son serment devant la municipalité le 9 octobre 1791. Cependant, les autorités diocésaines ne le reconnaissent comme curé d’Hellemmes qu’à partir de 1802.


1848-1901 : Pierre Réginald Vanacker

Né à Flêtre le 14 septembre 1811, mort à Hellemmes le 26 juin 1901. Principal acteur de la reconstruction de l’église.


Il lègue à la commune une somme de 50 000 francs. Jean Baptiste Vandenborre, clerc paroissial, est témoin à son inhumation. Une rue d’Hellemmes porte son nom.

1902-1907 : Louis Lecompte
1907-1914 : Paul Six

Mort à Cassel le 27 juin 1936. Une biographie sous le titre de La vie de Monseigneur Six lui est consacrée. Il crée, en 1894, la revue La Démocratie chrétienne.


1914-1931 : Georges Decambron

Arrêté par les Allemands en 1916, il sera enfermé trois mois à la citadelle de Lille. Durant cette période, il sera remplacé par l’abbé Pollet, parent de Léon Trulin.


1931-1942 : Jean Louis Tack

Originaire de Tourcoing, il travaille avec ardeur pour l’Å“uvre de sainte Elisabeth qui s’occupe de la collecte et de la redistribution de vêtements et autres objets de première nécessité.


1942-1963 : Jean Roussel

Prisonnier de guerre en 1940. Il organisait les plus belles processions à l’occasion du saint Sacrement et des communions. Elles partaient de l’école Saint-Joseph et rejoignaient l’église Saint-Denis par les rues Delemazure, Roger-Salengro et Faidherbe. Régulièrement interdites, elles faisaient l’objet de procès verbaux (voir les arrêtés municipaux des 9 juin 1900 et 29 août 1913). Il est également l’initiateur d’une nouvelle procession, en mai, qui démarrait à la chapelle d’Élocques, se dirigeait vers la ferme Castel et se terminait à la chapelle Notre-Dame de Bonne-Mort. Il fut aidé par de nombreux vicaires, logés sentier du Curé, dont les abbés Dumortier, Liénart, Demmersman, etc.


1963-1969 : Georges Vermeersch
1969-1982 : Germain Dequae

Se trouve à l’initiative de la restauration des Grandes Orgues.


1982-1993 : Gérard Melchers
1993 : Jean Marie Destailleurs
1993 : Jean Marie Descamps

Né à Armentières en 1929.


Le 8 janvier 1995 est créée la nouvelle paroisse d’Hellemmes-Lezennes, officialisée par le père Christophe Dufour, vicaire épiscopal de la zone de Lille, le 30 novembre 1997 sous le nom de paroisse de Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus.

Église Notre-Dame de Lourdes


La construction de cette église a été décidée en 1896. Six ans plus tard, elle était terminée. Les vitraux n’ont pas traversé les différents conflits et n’ont pas pu être restaurés, les cartons ayant été perdus. En raison des bombardements, l’église est fermée pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle sera rouverte le 1 décembre 1946 sous le patronage du cardinal Liénart.

Les curés



1902-1912 : Célestin Bailleul
1912-1919 : Athanase Deloutre
1919-1944 : Jules Mestdag
1944-1950 : Pierre Ammeux
1950-1957 : Charles Veret
1957-1968 : Désiré Cazier
1968-1975 : Auguste Vanhoenacker
1975-1988 : Jean Desmet
1988-1989 : André Vanderstraete
1989-1993 : Gérard Brouck
1993-2000 : Jean Marie Descamps
2000 : Joseph Hériveaux

Édifices divers



La chapelle d’Élocques


Mention trouvée sur un plan établi juste après la Révolution indiquant « fief et chapelle de la Hocque mais la chapelle est attestée en 1738. » La chapelle d’Élocques a été très longtemps cause de litige entre les paroisses de Hellemmes et Fives. Bien qu’un jugement soit intervenu en faveur de la second, la chapelle est restée hellemmoise. La tradition selon laquelle la chapelle aurait été construite pour un membre de la famille Dordin (Louis) revenu indemne des guerres d’Italie, en 1797, se trouve mise en défaut. Il s’agit d’une reprise d’existant, éventuellement d’une reconstruction.

La chapelle Notre-Dame de Bonne-Mort


À l’origine située à l’angle des rues Faidherbe et Roger-Salengro, le propriétaire avait eu l’autorisation de la transférer au cimetière. Elle a été acquise par la commune pour le franc symbolique le 16 mars 1994, venant de la SA Comptoir Textile du Nord (plus connue sous le nom de Nydel ou Delesalle). La chapelle était entrée dans le patrimoine industriel suite à la fusion des entreprises Delesalle et Raymond Voituriez SA.

La chapelle Desnoulez


Se trouvait, vers 1900, rue Faidherbe, face à l’église Saint-Denis, à l’emplacement de l’ancien pilori. La brasserie Desnoulez (signalée en 1877) a été remplacée par Le Vin des Rochers puis par le Fronton.

La chapelle Castel


Se trouvait, vers 1900, face à la cité Gravelines.

Culte antoiniste


Il existait une chapelle antoiniste rue Jean-Bart.

Église réformée


Une église réformée est située rue Salembier, mais le local ne semble plus utilisé.

Les prêtres ouvriers


Des frères dominicains (Bernard, Joseph, Jacques, Charles et Michel) se sont installés en 1948 au 118, rue Jean-Bart, un ancien débit de boissons. Ils étaient les premiers à s’installer dans la région. L’aventure commença avec Jacques Screpel qui resta pendant trois ans à la tête du groupe textile familial, se fit embaucher à l’usine de Fives (en 1947) et vint s’installer à Hellemmes. En quelques années, le mouvement des prêtres ouvriers prit de l’ampleur. Le catholicisme social, la naissance de la JOC, le livre France, terre de mission qui tue, dès 1943, le mythe d’un pays profondément catholique, constituent les signes avant-coureurs. En 1954, le pape Pie XII exige que tous les prêtres ouvriers quittent les usines et abandonnent leurs mandats syndicaux. Les trois prêtres hellemmois doivent s’exécuter. Le cardinal Liénard est le grand artisan de leur maintien dans le quartier. Des dizaines de dominicains passent par le « 118 », l’un d’eux devient même évêque. Le père Joseph Robert a été conseiller communal à Hellemmes. En septembre 2000, le père Charles Queneau meurt. Se tournant vers le dernier d’entre eux, le père Michel Perret, un certain nombre d’habitants du quartier créèrent une association : « Les amis du 118 » pour racheter le local et le restaurer.

Couvent des Augustins


En 1614, les ermites de Saint-Augustin furent autorisés à ouvrir une maison à Lille (actuellement rue des Augustins). Michel Delemarre, en religion frère Michel, fils de Jean François et de Dorothée Delecroix, vêtu comme frère lay le 23 septembre 1758, profès le 24 septembre 1759, mort le 7 octobre 1778.

Couvent des dominicains


Établi en 1224 au faubourg Saint-Pierre à Lille. En 1578, les moines ayant eu leur maison détruite pour la défense de la ville furent autorisés à s’installer rue Basse où ils possédaient un refuge.

Frère Henri Samain, fils de Dominique et de Marie Élisabeth Devarlet, novice convers le 25 avril 1782 (24 ans), profès le 4 mai 1765.
Frère Denis Plays, profès clerc le 13 mai 1767 (27 ans).
Frère Pierre Joseph Brocart, novice convers le 24 mars 1773 (34 ans), profès le 11 avril 1777.

Couvent de l’Abiette


Couvent de dominicaines fondé en 1274 par la comtesse Marguerite au faubourg Saint-Pierre. Transféré dans l’hôtel d’Auberchicourt, actuellement rue de Tournai à Lille.
Angéliques Desfontaines, fille de Jacques et de Marguerite Le Mahieu, reçoit l’habit converse le 20 août 1741, 23 ans, professe le 26 août 1742, morte le 8 mai 1765. Elle était sÅ“ur de Jacques Desfontaines, censier de l’Abiette à Hellemmes.

Couvent des Annonciades


Le 27 mars 1628, le magistrat autorisa quelques religieuses annoncides de Douai à venir s’installer à Lille, à charge pour elles « de n’être onéreuses ni à icelle ville ni aux manants ». Le couvent se trouvait à l’emplacement de la rue du Maire (il dut être abattu pour le percement de cette rue).
Jeanne Françoise Télie, en religion, sœur Marie Madeleine de Saint-Henri, fille de Nicolas Antoine et de Jeanne Françoise Derasse, novice le 9 juin 1767, professe le 12 juin 1768.

Couvent des carmélites


Le 14 octobre 1626, dix carmélites vinrent s’installer à Lille, avec autorisation du magistrat à la sollicitation de Philippe de Baudequin. Elles logèrent rue des Malades puis rue de Courtrai.
Catherine Tesse, en religion sÅ“ur Catherine de l’Incarnation, fille de François et de Simone Mouthine, prend l’habit à l’âge de 29 ans, le 1 janvier 1676, converse, meurt le 12 mars 1716.

Couvent des ursulines


En 1638, les ursulines de Saint-Omer, chassées par la guerre, vinrent chercher refuge à Lille, place aux Bleuets.
Marie Anne Joseph Despinoy, en religion sœur Saint-Dominique, née le 20 octobre 1723 de Gérard Dominique et de Marie Cécile Daudenarde, novice le 25 juillet 1746, professe le 11 février 1749, morte le 2 janvier 1755.

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